Super Utilisateur

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Nietzsche s’approche du cheval, il lui prend l’encolure entre les bras sous les yeux du cocher et il éclate en sanglots [...]. Nietzsche était venu demander au cheval pardon pour Descartes. Sa folie (donc son divorce d’avec l’humanité) commence à l’instant où il pleure sur le cheval. Et c’est ce Nietzsche-là que j’aime, de même que j’aime Tereza, qui caresse sur ses genoux la tête d’un chien mortellement malade. Je les vois tous deux côte à côte: ils s’écartent tous deux de la route où l’humanité, « maître et possesseur de la nature », poursuit sa marche en avant.Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être, VII, 2
Il n’est rien de plus touchant que des vaches qui jouent. Tereza les regarde avec tendresse et se dit (c’est une idée qui lui revient irrésistiblement depuis deux ans) que l’humanité vit en parasite de la vache comme le ténia vit en parasite de l’homme: elle s’est collée à leurs pis comme une sangsue. L’homme est un parasite de la vache, c’est sans doute la définition qu’un non-homme pourrait donner de l’homme dans sa zoologie.Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être, VII, 2
On ne pourra jamais déterminer avec certitude dans quelle mesure nos relations avec autrui sont le résultat de nos sentiments, de notre amour ou non-amour, de notre bienveillance ou haine, et dans quelle mesure elles sont d’avance conditionnées par les rapports de force entre individus. La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c’est ici que s’est produite la faillite fondamentale de l’homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent.Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être, VII, 2
Voici un homme dont on ne soupçonne pas les innombrables vies, les multiples désobéissances dont son parcours atypique a été jalonné. Fils d'un grand résistant (dont l'une des fausses identités utilisées pendant la guerre, "Monsieur Allain", lui donnera son prénom avec deux L), Allain Bougrain Dubourg va, au grand dam de ses parents, rompre avec un parcours scolaire attendu, une vie familiale bourgeoise et confortable. A la porte de chez lui, sans même un baccalauréat en poche, il prend les grands chemins. Il est avant tout, sans se l'avouer encore, un esprit libre : fruit d'une éducation très ferme, toujours poli et mesuré, il désobéit dès que son instinct le lui commande.
L'appel de la vie, de la nature et des animaux, est déjà le plus fort. Commence une vie de bohème : Allain donne des conférences sur les reptiles dans des lycées, joue les apprenti-dresseur d'ours et de chimpanzés, part sur les routes avec une sorte de zoo ambulant, son "Pavillon de la nature"... Ses échecs lui apprennent autant que les réussites. C'est par hasard qu'il échoue à la télévision, avec d'autres saltimbanques et autodidactes comme Michel Drucker, Patrice Laffont... L'insoumission ne le quitte pas. Il continue de désobéir à ses producteurs, menant des reportages-commandos sur les violences faites aux animaux, pouvant intercepter un télégramme qui aurait empêché la diffusion d'une de ses émissions... C'est lors d'une de ses missions de sauvetage qu'il fait la rencontre de Brigitte Bardot, avec qui il continuera le combat et entretiendra une relation amoureuse durant plusieurs années. Plus tard, c'est avec la chanteuse Jeane Manson qu'il aura une fille. Mais c'est évidemment aussi un destin politique et militant pour la défense des animaux, de la vie sur terre en général, aux côtés des plus grandes figures, Jacques-Yves Cousteau, Théodore Monod, Paul-Emile Victor, Nicolas Hulot... et dans tous les gouvernements, que ce soit sous Giscard d'Estaing, Mitterrand, Sarkozy ou Hollande...

Un homme remarquable pour la constance de son engagement pour les animaux et pour le Vivant globalement, dès son plus jeune âge. A lire.
Blackfish raconte l’histoire de l’orque Tilikum qui entraîna sa dresseuse Dawn Brancheau par le fond le 24 février 2010, au parc de SeaWorld Orlando. Ce jour là, l’orque captive n’obéit aux ordres de sa dresseuse. Ce drame suscita un vrai choc dans l’opinion, mais aussi beaucoup de questionnements autour de la captivité des animaux sauvages. C’est après ce triste événement que la réalisatrice Gabriela Cowperthwaite commença son enquête, et réalisa un reportage sur le sujet.

Si vous n'avez pas vu "Blackfish" et que vous n'avez pas idée de la vie des orques en captivité dans les parcs aquatiques type Seaworld ou Marineland, c'est l'occasion. Je me rappelle que ça a été un choc pour moi quand je l'ai vu à la télévision. Dur mais nécessaire pour ne plus jamais cautionner cela.
Un article paru sur le site www.letemps.ch, dans lequel Mathieu Ricard donne son point de vue : "Les gens font souvent un mauvais procès aux défenseurs des animaux: ils seraient coupables d’insensibilité envers les hommes qui souffrent de par le monde, de faim, de misère, de par les conflits. Mais à y regarder de près, cet argument est complètement dépourvu de logique, affirme Matthieu Ricard, moine bouddhiste et écrivain français, qui offre une belle leçon de bienveillance".
A lire: http://www.letemps.ch/opinions/2014/12/17/matthieu-ricard-defendre-animaux-dedaigner-hommes?utm_source=facebook&utm_medium=share&utm_campaign=article
Vous voulez en savoir plus sur cette "étrange" communication qu'est la communication animale ? Visionnez l'entretien du dimanche 6 décembre avec Laila Del Monte sur « La communication animale » sur la Web-TV du Grand Changement.
Caroline Leroux, Communicatrice Animale au Québec, a canalisé le message de l'animal totem 2016... la Mante Religieuse.
"Surtout, ne bougez pas... Ceci est l’unique façon que vous pouvez entrer en contact avec nous, avec nos nombreuses forces chamaniques. Je suis la Mante Religieuse, grande enseignante de l’immobilité comme premier attribut chamanique. Je viens d’un lieu où règne le Grand Silence, celui qui nourrit toutes les créations et qui est à la fois vide et plein...".
Téléchargez le message de la Mante Religieuse
AVES France a lancé début 2015 une gamme de bracelets éco-solidaires en bois et en coton ciré. Ces bracelets sont vendus 10€ et l’intégralité des bénéfices est reversée à des projets de protection ou de conservation des espèces menacées.
Découvrez les bracelets éco-solidaires Bearz sur http://www.bearz.org

Les bracelets permettent de soutenir des actions pour l’ours polaire, l’ours brun, l’ours à lunettes, l’ours à collier, l’ours malais, mais aussi le lynx, le singe et le loup. Sur un bracelet à 10€, 5€ sont reversés à une association partenaire du projet Bearz.
Un petit cadeau joli et utile.
AVES France est une association de protection de la nature et de la faune sauvage d’intérêt général, qui a été créée en 2005.
Lors de sa création, AVES France a dénoncé les pratiques illicites de chasse à l’ours en Roumanie et à la condition des grands prédateurs en France.

Aujourd’hui, ses principales missions sont :
– la lutte contre les spectacles de montreurs d’ours et de loups
– la protection de la nature et de la faune sauvage en France
– la protection de l’ours dans le monde, les changements climatiques, les zoos
– le soutien des programmes de conservation de l’ours dans le monde
– soutien de programmes de sauvetages et de réhabilitations d’animaux victimes du trafic illégal de faune sauvage
– la recherche de bénévoles pour Amazoonico

http://aves.asso.fr/

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